Notre méthode de calcul
Chaque chiffre fourni par Rationnelle peut être vérifié à la main. Voici les formules, les sources et les limites du calcul.
1. Le besoin en énergie
Tout part de ce que l'animal dépense chaque jour, en kilocalories. Les recommandations européennes de la FEDIAF l'expriment sous la forme k × Pa, où P est le poids en kilos. L'exposant n'est pas le même pour le chien et le chat, et un animal en croissance se raisonne autrement qu'un adulte : c'est pourquoi le moteur garde une table par espèce.
| Chien | k | a |
|---|---|---|
| Adulte stérilisé ou calme | 95 | 0,75 |
| Adulte, activité normale | 110 | 0,75 |
| Adulte actif | 140 | 0,75 |
| Senior | 100 | 0,75 |
| Jeune de 2 à 4 mois | 210 | 0,75 |
| Jeune de 4 à 6 mois | 175 | 0,75 |
| Jeune de 6 à 9 mois | 140 | 0,75 |
| Chat | k | a |
|---|---|---|
| Adulte stérilisé ou calme | 75 | 0,67 |
| Adulte, activité normale | 100 | 0,67 |
| Adulte actif | 110 | 0,67 |
| Senior | 90 | 0,67 |
| Chaton de 2 à 4 mois | 225 | 0,67 |
| Chaton de 4 à 6 mois | 175 | 0,75 |
| Chaton de 6 à 9 mois | 175 | 0,75 |
Exemple : un chien adulte de 20 kg à l'activité normale dépense 110 × 200,75, soit environ 1 040 kcal par jour. Pour un chiot dont vous indiquez le poids adulte estimé, le calcul suit l'équation de croissance de la FEDIAF, [254,1 − 135 × (poids actuel ÷ poids adulte)] × P0,75 ; sans lui, il est exprimé en multiples du métabolisme de repos (70 × P0,75), de 3 fois avant 4 mois à 2 fois entre 6 et 9 mois. Les chatons reçoivent 2,25 fois le besoin d'un chat adulte (100 × P0,67) jusqu'à 4 mois, puis 2,5 fois le métabolisme de repos jusqu'à 9 mois, dans les fourchettes de la FEDIAF.
2. Le poids de forme
Un animal en surpoids nourri à son poids actuel garde ses kilos. Le besoin d'un adulte se calcule donc sur son poids de forme, estimé à partir de sa silhouette sur l'échelle d'état corporel en 9 points de la WSAVA : chaque point au-dessus de 5 représente environ 10 % de poids en trop.
| Silhouette | Note | Écart au poids de forme |
|---|---|---|
| Très mince : côtes, colonne et bassin bien visibles | 3/9 | -20 % |
| Mince : côtes visibles, taille très marquée | 4/9 | -10 % |
| Idéale : côtes sensibles au toucher, taille visible | 5/9 | 0 % |
| Enrobée : côtes difficiles à sentir, taille peu visible | 6-7/9 | +15 % |
| En surpoids : côtes introuvables, ventre rond | 8-9/9 | +30 % |
La cible est fixée une fois, au moment où vous indiquez la silhouette, puis gardée : recalculée à chaque pesée, elle reculerait avec l'animal. Un poids de forme donné par votre vétérinaire l'emporte toujours. Le rythme visé est d'environ 1 % du poids par semaine. Un jeune garde son poids actuel : il doit grandir.
3. L'énergie des aliments
L'énergie de chaque morceau vient de sa composition (protéines, matières grasses, glucides), avec les facteurs d'Atwater modifiés de l'alimentation animale : 3,5 kcal par gramme de protéines, 8,5 par gramme de matières grasses, 3,5 par gramme de glucides. Les compositions viennent des tables Ciqual de l'Anses pour la viande crue. Un morceau avec os est composé à partir de sa chair et de son os, dans la proportion d'os réelle du morceau vendu.
C'est la raison pour laquelle la règle des 2 à 3,5 % du poids ne suffit pas toujours : elle suppose une viande d'une certaine richesse. Avec une escalope de dinde très maigre, le même poids nourrit beaucoup moins qu'avec une viande hachée à 15 % de matières grasses.
4. Du besoin à la gamelle
La ration qui couvre le besoin s'obtient en divisant les kilocalories par la densité énergétique des morceaux choisis. Elle se répartit ensuite selon le modèle BARF : 70 % de viande dont le cœur, 10 % d'os, 5 % de foie, 5 % d'autres abats et 10 % de légumes pour le chien. Le chat, carnivore strict, mange sans légumes, avec au moins 15 % de cœur dans sa part de viande pour la taurine. L'os est compté « os seul » : la chair qu'il porte est retirée de la viande à servir.
Quand la règle habituelle tombe déjà entre 90 et 110 % du besoin, elle est servie telle quelle : l'écart reste dans la marge d'incertitude des tables de composition.
5. Calcium et phosphore
Le moteur calcule le calcium et le phosphore de la ration, et leur rapport. Repères FEDIAF retenus : un rapport de 1 à 2 pour un chien adulte, 1 à 1,6 pendant la croissance ; 1 à 2 pour un chat adulte, 1 à 1,5 pour un chaton. Pendant la croissance, le calcium est plafonné à 18 g par kilo de matière sèche : au-delà, la part d'os est réduite automatiquement, la viande compensant. Un adulte sous 5 g est signalé.
6. Les compléments
Une ration crue apporte peu d'iode, de vitamine E, de zinc, de vitamine D, de manganèse et d'oméga-3. Les six sont dosés d'après les apports FEDIAF et NRC, rapportés au poids métabolique pour l'iode, le zinc, la vitamine D et le manganèse, au poids vif pour les oméga-3 et la vitamine E. Les doses de vitamine D et de manganèse sont calées sur le minimum recommandé, avec une marge modeste.
7. Les limites du calcul
- Rationnelle est un outil de calcul pour un animal en bonne santé. Ce n'est pas un vétérinaire, et il ne remplace pas une consultation en cas de maladie.
- Les compositions des aliments sont des ordres de grandeur : deux barquettes de cuisses ne sont jamais identiques. Une couverture annoncée à 95 % veut dire « très proche », pas 95,0.
- Chaque animal est différent. La pesée régulière reste le meilleur juge : la ration se recale sur son poids réel.
Vérifiez sur votre animal
Le simulateur applique exactement ces formules, et le détail du calcul s'affiche avec le résultat.